Adolphe de Pascal Croci

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Quatrième de couverture :

A tout juste 22 ans, Adolphe, caustique, charmeur, mène une vie dissolue qui ne l’’empêche pas d’’être promis à une brillante carrière. Lors d’’un dîner, il rencontre la troublante Ellénore, polonaise, de 10 ans son aînée et… mariée. Ce n’’est pas un obstacle pour ce jeune homme habitué à obtenir tout ce qu’’il désire. À force d’’empressement, il fera plier Ellénore… mais « en croyant gagner son corps, c’’est toute son âme qu’’il a obtenue ». Ellénore est prise d’’une passion dévorante pour Adolphe, passion qu’’il est bien incapable de partager, et qui va précipiter leurs vies à tous deux dans le chaos.

Editeur : Emmanuel Proust

Nombre de pages : 54

Prix : 15.90€

Mon Avis :

J’ai découvert cette bande dessinée et son auteur Pascal CROCI grâce à la critique d’Héléniah que je remercie au passage.

Il s’agit d’une adaptation du roman Adolphe écrit au XIXème siècle par Benjamin Constant de Rebecque. Adolphe est un jeune homme de 22 ans qui tombe amoureux d’Ellenore, une femme mariée de 32 ans. D’abord rétive, elle cède aux avances du jeune homme puis tout deux s’embarquent dans une folle passion amoureuse.

J’avoue qu’au début, cette histoire m’a beaucoup fait songer au roman De Maupassant : Bel Ami est le nom d’un jeune homme désargenté qui n’hésite pas à séduire des femmes plus âgées et mariées afin de satisfaire son ambition de s’élever en société. Au final, rien de tout cela : la passion qu’éprouve Adolphe pour Ellénore est sincère et il a à coeur de ne pas lui causer du tort en société. S’il ne se passe pas grand chose au niveau du scénario, je dirais qu’en réalité, cette adaptation s’astreint surtout à donner une réflexion sur la passion amoureuse qui n’apporterait que chaos, solitude et souffrance. Cette impression est d’ailleurs renforcée par le fait qu’il n’y a quasiment aucun dialogue direct entre les deux protagonistes : nous n’avons que le point de vue d’Adolphe ou les échanges se veulent surtout épistolaires. de plus, hormis au début de l’histoire, chaque personnage est le plus souvent représenté seul dans les cases ce qui accentue davantage leur solitude et leur souffrance.

Au niveau des dessins, les décors architecturaux, les paysages et les costumes sont toujours d’aussi bonne qualité. La stature longiligne des personnages m’a parfois fait songer à l’esthétisme de Tim Burton. Si j’ai beaucoup apprécié les dessins d’Ellénore, les traits plus androgynes d’Adolphe ne m’ont pas forcément convaincus.

En conclusion, il s’agit d’une jolie adaptation d’un roman du XIXème siècle que je recommande.

Note 3/5

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