Henry V de Shakespeare

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Quatrième de couverture :

Paré de toutes les vertus royales et chevaleresques, Henry V est le héros par excellence.
Chef militaire vainqueur, soutenant l’assaut au milieu de ses troupes, il sait aussi courtiser Catherine de France, qu’il épouse pour sceller la paix retrouvée. Mais l’apparat glorieux de la geste épique ne parvient pas à faire oublier les implications tragiques du pouvoir royal et de ses responsabilités.

Editeur : Flammarion

Nombre de pages : 295

Prix : 5.40€

Mon Avis :

Dernier volet de la Tétralogie historique de Shakespeare, la pièce Henry V conte la prise en main du pouvoir par le jeune souverain au travers du démantèlement d’un complot contre sa personne ainsi que la réclamation du Trône de France dont il se veut l’héritier légitime. Cette dernière action conduit donc Henry V à envahir la France et à affronter le Roi de France à Azincourt, en 1415, bataille dont il sortira victorieux.

J’ai bien conscience que le Henry V de Shakespeare est bien différent du vrai souverain qui a gouverné l’Angleterre de 1413 à 1422. En effet, dès son adolescence, le jeune Prince a été associé au pouvoir par son père : on est loin du Prince Hal irresponsable et immature, dépeint par le dramaturge. Néanmoins, cette pièce confirme l’impression que j’avais eu sur le jeune roi, dans les pièces précédentes : je le trouve détestable! de tête à claque dans les deux parties d’Henry IV, il passe de jeune roi fougueux, impétueux, orgueilleux, voire violent. Un roi ambitieux qui n’hésite pas à chercher querelle (pour ne pas dire relancer la Guerre de Cent ans) afin d’assouvir sa soif de pouvoir.

Je n’ai pas aimé la façon dont Shakespeare traite l’évolution de son personnage dans sa pièce : car de roi violent et téméraire dans les quatre premiers actes, on passe trop vite, dans le dernier, à un souverain assagi et amoureux qui vient courtiser la fille du Roi de France, Catherine de Valois, et la demander en mariage. A chaque fois, la transition se fait trop rapidement et manque de nuance. J’ai conscience que le format théâtrale oblige à quelques raccourcis mais cela m’a dérangé.

Henry V n’est donc pas ma pièce favorite de cette tétralogie : j’ai préféré Richard II. Néanmoins, j’avais gardé un bon souvenir de l’adaptation de Kenneth Branagh que j’avais vu quand j’étais adolescente. Et je ne peux que recommander la nouvelle adaptation BBC, datant de 2012, The Hollow Crown.

Note 3/5

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