La stratégie des As de Damien Snyers

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Quatrième de couverture :

Pour vivre, certains choisissent la facilité. Un boulot peinard, un quotidien pépère. Humains, elfes, demis… Tous les mêmes. Mais très peu pour moi. Alors quand on m’a proposé ce contrat juteux, je n’avais aucune raison de refuser. Même si je me doutais que ce n’était pas qu’une simple pierre précieuse à dérober. Même si le montant de la récompense était plus que louche. Même si le bracelet qu’on m’a gentiment offert de force risque bien de m’éparpiller dans toute la ville. Comme un bleu, j’ai sauté à pieds joints dans le piège. L’amour du risque, je vous dis. Enfin… c’est pas tout ça, mais j’ai une vie à sauver. La mienne.
Damien Snyers est un jeune auteur belge. Il signe avec La Stratégie des as un premier roman nerveux, mélange réussi de fantasy et de steampunk, dans la plus pure tradition des films de casse.

Editeur : ActuSF

Nombre de pages : 254

Prix : 18.00€

Mon Avis : 

La Stratégie des As est le premier roman paru de Damien Snyers, jeune auteur belge. Chaudement recommandé par quatre Babéliotes (Relax67, Igguk, Amaruel et Black Wolf que je remercie au passage pour avoir encore augmenté par PAL mais pour mon plus grand plaisir), ce roman s’est avéré un coup de coeur!

Ce roman conte les aventures d’une bande de jeunes arnaqueurs : James un Elfe à forte gouaille, une charmante Demie-humaine ou Demie-Elfe Élise et un Troll Jorg à la force incommensurable. Repérés par un fortuné aristocrate, ils se voient confier une mission bien payée : voler un précieux artefact, le Rein d’Isis, à des concurrents. En sus de la rémunération pour les motiver, ce brave aristocrate piège notre Elfe et lui impose sournoisement un bracelet qui risque d’exploser en cas d’échec…

En dehors du style d’écriture très agréable et fluide, la Stratégie des As est un roman intelligent et dans lequel l’univers développé est non seulement imaginatif mais aussi très diversifié.
– En effet, il mêle divers courants des littératures SFFF : Fantasy (avec la présence d’Elfes, de Trolls, de Mages, etc…), Steampunk (l’intrigue se déroule au XIXème siècle dans une ville où a été créée une technologie fonctionnant à la vapeur comme les fameuses calèches-vapeur ou le chauffage centrale) et Uchronie (Version alternative d’une Europe décadente du XIXème siècle face à l’émergence d’une Afrique Moderne).
– Au sein de son récit fictif, l’auteur dénonce également les travers de notre société : que ce soit les journalistes, les politiciens, les « Bourges » ou les agents immobiliers, tout ce beau monde se voit brosser un portrait au vitriol pour la plus grande joie de son lecteur. Il parsème également de nombreuses pistes de réflexion comme le racisme au travers de l’intégration des « minorités » dans la Société, comme les Elfes ou les Trolls ainsi que des thèmes sur la vieillesse ou la maladie.

Enfin, j’ai eu un petit coup de coeur pour le personnage de James. Loin des clichés d’Elfe lisse et sage, James est une crapule qui ne manque ni de cynisme, ni d’ironie. Il m’a beaucoup fait penser à Benvenuto Gesufal de Gagner la Guerre et j’adore ce genre de personnage en demi-teinte, un peu voyou mais auquel, on ne peut s’empêcher de s’attacher.

En conclusion, la Stratégie des As est un coup de coeur que je recommande à tous ceux qui comme moi, sont férus de Littérature de l’Imaginaire. Et j’espère pour ma part, pouvoir rencontrer prochainement l’auteur qui m’a l’air fort intéressant (voir son interview, à la fin du roman).

Note 5/5♥

« Si je me suis retrouvé dans cette situation, c’est à cause d’un cercle vicieux. Enfin, pour un cercle, il avait une bonne silhouette humaine. Comme toujours quand on parle d’ennuis. Ces foutus humains ; le monde serait tellement plus simple sans eux. Enfin, ce n’est pas que je sois raciste, mais les humains… Je n’y peux rien, c’est dans ma nature, je ne les supporte pas. Et je ne parle pas de leur odeur. Ce qu’ils peuvent puer, à croire qu’ils ne se lavent jamais. On est au dix-neuvième siècle bon sang. Si on veut pouvoir tous vivre en commun, il ne faut pas laisser le savon dans l’armoire. Manque de chance, ils dominent le monde. Alors, comme tous les autres elfes, je la ferme, je prends sur moi et je me bouche le nez. » (P.15-16)

« J’aimais bien quand il m’imitait. Je trouvais ça drôle, ça me flattait pas mal. Et être flatté, j’adorais ça. J’étais un bon connard prétentieux aussi, dans mon genre, quand j’y réfléchis. » (P.53)

« Les Bourges, ça invite toujours du plus bas qu’eux pour être bien vus, et du plus haut pour se faire bien voir. » (P.91)

« Abondonner un vivant derrière soi, qui connaît votre visage, ce n’est jamais une bonne idée. Achever, c’est plus sûr. » (P. 162)

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