Londres la ténébreuse, T.1 de Bec McMaster

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Quatrième de couverture :

Sans le sou, en charge de ses petits frère et soeur, Honoria Todd s’installe à Whitechapel, où elle espère échapper au terrible lord Vickers. Mais dans cet obscur quartier de Londres, où peu de personnes se risquent, les bandits règnent en maîtres. Et trouver refuge en ce lieu pourrait tout aussi bien jeter Honoria entre les mains du légendaire et redoutable Blade. Ce sang bleu renégat est l’ennemi juré de Vickers. Quand Blade propose justement à Honoria un marché, cette dernière accepte, en échange de sa protection. Mais à ses yeux, est-elle un instrument de vengeance contre Vickers ou sa seule chance de rédemption ?

Editeur : J’ai lu

Nombre de pages : 468

Prix : 7.95€

Mon Avis :

J’ai découvert cette uchronie steampunk, en décembre dernier, grâce à la critique enthousiaste d’Aliseya, que je remercie au passage. Le synopsis m’ayant beaucoup plu, je me suis mise en quête de ce roman.

Ce dernier évolue donc dans une version alternative de notre Histoire, la période victorienne pour être plus précise. Quels sont donc les facteurs à l’origine de la divergence? Tout d’abord, il semblerait qu’un accident meurtrier ait stoppé net le développement de l’industrie basée sur l’électricité et le charbon. Mais, surtout un mystérieux virus venu d’Extrême Orient a changé la donne. Les personnes infectées développent alors un accroissement fulgurant de leurs capacités physiques et sensoriels. Seuls les riches et les nobles ont eu les ressources financières nécessaires pour se le faire inoculer : le Sang Bleu prend donc un tout autre sens et cette nouvelle classe émergente gouverne désormais la Société. C’est dans cet univers alternatif que le lecteur fait la rencontre d’Honoria, fraîchement débarquée avec sa sœur et son frère, dans le quartier malfamé de Whitechapel. Mais, ses manières raffinées semblent dénoncer une toute autre origine sociale que les classes modestes et commencent à attirer le chef de la pègre local : le redouté Blade.

Ce roman est le premier tome d’une trilogie. Son univers complexe et mystérieux m’a beaucoup séduit. Et malgré ses presque cinq cent pages, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde tant l’auteur possède les ressources littéraires pour distiller des détails croustillants, dans son intrigue. Le style littéraire est également suffisamment univoque pour que le lecteur puisse saisir toutes les subtilités de ce monde alternatif : je n’ai eu par exemple, aucun mal à imaginer l’esthétisme steampunk au gré des machineries fonctionnant à vapeur ou des costumes victoriens.

J’ai également adoré les deux personnages principaux : Honoria est une jeune femme intelligente, mystérieuse mais très méfiante. Blade va devoir utiliser toute sa détermination pour percer les différentes murailles dont elle s’entoure. Il est le Badboy par excellence. S’il ne possède pas d’éducation raffinée, il n’est pas non plus dénué de ressources : fort, protecteur et craint. Cela a été un vrai plaisir de voir évoluer la relation entre ces deux personnages si antinomiques.

En conclusion, si cette uchronie steampunk risque d’agacer certains par sa romance, elle n’en reste pas moins intéressante par sa complexité et son intérêt esthétique. Pour ma part, j’ai très envie de poursuivre avec le second tome que je ne manquerai pas d’intégrer dans ma Wish List du mois prochain.

Note : 4,5/5

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