La perle rare de Laura Lee Guhrke

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Quatrième de couverture :

Comment marier un marquis orgueilleux, libertin et sans fortune ?

Dans les salons de la bonne société londonienne, un faux pas ne pardonne pas. C’est pourquoi lady Belinda aide les jeunes Américaines en quête d’époux à éviter les erreurs de débutantes, et à reconnaître la perle rare : un lord fiable, sérieux, dont le titre leur assurera un avenir glorieux. L’exact opposé de ce lord Trubridge, qui vient lui demander sans détour un riche parti pour renflouer ses caisses. C’est bien mal la connaître, car Belinda n’a aucune intention de sacrifier ses principes à un tel cynique.

Éditeur : Harlequin

Nombre de pages : 330

Prix : 7,20€

Mon Avis : 

Fan de romans anglais du XIXème siècle du style de Jane Austen, je ne pouvais pas passer à côté de la nouvelle collection Victoria. (En aparté, la couverture du roman est magnifique et possède un velouté très agréable au toucher). Je remercie d’ailleurs au passage les éditions Harlequin et Babelio de m’avoir sélectionné pour cette Masse Critique.

La perle rare est le premier tome d’une trilogie : Lady Belinda Featherstone est une charmante jeune femme, d’origine américaine. Mariée à l’âge de dix neuf ans à un Lord anglais, elle se retrouve veuve à vingt huit ans. Ayant de l’expérience dans le domaine, elle devient marieuse et en fait sa principale activité : elle provoque donc les rencontres entre de jeunes et riches héritières américaines et des Lords anglais désargentés mais titrés. le jour où Lord Nicholas Trubridge, à la réputation sulfureuse, lui demande son aide pour se trouver une riche épouse, elle refuse de prime abord puis accepte de relever le défi…

Autant le dire tout de suite : si des lecteurs sont à la recherche d’un roman historique, il vaudrait mieux qu’ils passent leur chemin. En effet, les éléments représentatifs de la Régence (1795-1837) sont rares et très peu prégnants, dans le récit. Tout juste peut-on noter l’usage du corset, la présence de voiture à cheval avec un cocher ou les réverbères illuminés au gaz. Hormis ces quelques détails, j’avais le sentiment que le roman pouvait autant s’inscrire au XIXème siècle qu’au XXIème siècle : quelle grossière erreur! Nos deux sociétés sont pourtant complètement antinomiques!
De plus, s’il est évident que l’auteur a lu Orgueil et Préjugés et nous ressort quelques règles de bienséance représentatives de la haute société anglaise de cette période, (comme la présence du chaperon entre deux jeunes personnes du sexe opposé, pas plus de deux danses accordées à un seul homme, lors d’un bal, etc…), le reste me paraît bien peu crédible, notamment dans la relation entre Lady Featherstone et Lord Trubridge qui conviendrait bien mieux à notre époque qu’aux moeurs étriqués du XIXème siècle. Je pense que la période de la Régence est juste un prétexte pour l’auteur et que son but premier n’est pas d’écrire un roman historique, mais plutôt de permettre à un lecteur lambda de s’immiscer immédiatement dans son récit et de s’identifier directement aux personnages. Pour ma part, j’ai trouvé l’ensemble trop léger et le manque de référence du contexte social et historique de l’époque m’a fortement manqué, voire passablement agacé.

En revanche, les adeptes de romance, quant à eux, seront comblés. La relation entre Lady Feathestone et Lord Trubridge est intéressante et ne manque pas de piquant. En effet, j’ai trouvé que la psychologie des deux personnages principaux étaient très développée. Et je me suis même prise d’affection pour eux, notamment pour Lord Trubridge : je le trouvais très stupide et superficiel au départ, puis son personnage s’est de plus en plus étoffé et complexifié, au fur et à mesure de l’intrigue. En cela, j’ai retrouvé quelques éléments d’Orgueil et Préjugés.
Bien que l’intrigue est plutôt convenue et qu’il n’est pas difficile de deviner sa conclusion, la plume de l’auteur est très agréable et plutôt fluide.

En conclusion, j’ai été un peu déçue de prime abord car je m’attendais à un roman historique, ce qui n’est pas le cas. Je pensais également que la Perle rare ressemblerait davantage à un Orgueil et Préjugés du XXIème siècle, ce qui n’est pas totalement le cas non plus car les conventions sociales de l’époque sont peu respectées. En revanche, il s’agit d’une bonne romance mais dont l’inscription dans la période de la Régence est simplement un prétexte.

Note : 3/5

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