Undertaker, T.1 de Ralph Meyer et de Xavier Dorison

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Quatrième de couverture : 

A bord de son corbillard, Jonas Crow va là où on le demande. Il se rend à Anoki City, appelé par Cusco, le riche propriétaire de la mine d’or, qui lui demande de se charger de ses funérailles… prévues le lendemain ! Jonas Crow devra convoyer le corps de Cusco, qui, avant de se donner la mort, a avalé ses précieuses pépites d’or ! Un voyage qui s’annonce mouvementé…

Editeur : Dargaud

Nombre de pages : 56

Prix : 13,99€

Mon Avis :

Cette bande dessinée m’a été conseillée par mon Club de lecture. Et je n’ai malheureusement pas pu l’emprunter tout de suite, à mon grand dam! (disons qu’elle a été tellement bien vendue qu’elle a été prise d’assaut! 😉 ). Aujourd’hui, c’est chose faite jusqu’à ce que je lise le premier tome sans avoir le second sous la main… Argh! La vie d’un lecteur n’est que frustrations…

Undertaker, en anglais, désigne le croque-mort. Et c’est aussi ce métier qu’exerce le mystérieux (et misanthrope) Jonas Crow. Cela l’arrange bien car il préfère la compagnie d’un vautour qu’il vient d’adopter et des morts aux vivants. Mais, lorsqu’il est appelé dans la petite ville d’Anoki City pour enterrer le richissime propriétaire de mines, Mr Cusco, quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre qu’il est toujours vivant! Or, le vieux renard prépare ses funérailles à l’avance et décide d’emporter son or dans la tombe, quoiqu’il advienne. Vous vous en doutez, cela n’est pas du goût de tout le monde…

Autant vous donner immédiatement le ton de la bande dessinée, nous seront plus vite rentrés dans le vif du sujet :

Le croque-mort :
-« J’ai fait aussi vite que j’ai pu M’Dame, mais faut compter une journée de route depuis Lancaster. Cela dit, vous êtes tombés pile au bon moment, j’ai rentré du sapin bien sec et sans noeuds. Alors, pour les funérailles de Mr Cusco…
Rose :
– Navrée de vous décevoir, Monsieur… Mais, Monsieur Cusco est loin d’être mort.
Le croque-mort :
– Ah? Et ça peut s’arranger? » (P.9)

Au moment d’une oraison funèbre, Jonas Crow débute le sermon :
– « Dieu a dit : même pour tout l’or du monde, tu n’enverras pas tes gosses crever comme des cons en creusant des trous à rats. Saint Paul aux Californiens, Chapitre 4, Verset 2 » (p. 18)

Jonas Crow :
-« J’ai déjà oublié, Shériff… Merci pour la gnole mais vous pouvez la filer à votre adjoint, je picole pas.
Le Sheriff :
-Non?? C’est une coutume de quel pays, ça?
Jonas Crow :
– De chez moi.
Le Sheriff :
-Et.. Vous venez d’où?
Jonas Crow :
– De mon corbillard.
Le Sheriff :
– De mon temps, on se chargeait nous-mêmes de nos morts… Un fond de jardin ou une belle clairière… Une pelle et c’était fini. Mais, les gens ne savent plus rien faire par eux-mêmes, surtout dans les villes. D’ailleurs, vous travaillez où en général?
Jonas Crow :
– Où on me demande. » (P. 30)

Vous l’aurez compris, j’ai adoré l’humour de la bande dessinée : le ton est décalé et teinté d’ironie tandis que les dialogues font mouche. Bref, j’ai immédiatement adhéré et je suis très vite rentrée dans l’histoire, par ce biais. Le scénario, quant à lui, est assez imaginatif et les péripéties s’enchaînent sans point mort. Le lecteur n’a donc pas le temps de s’ennuyer mais j’avoue que le cliffhanger m’a laissé un peu sur la faim. Donc, si vous êtes un futur lecteur, je vous conseille d’avoir le tome 2 à porter de main. Ah, ces auteurs, ce sont parfois des sadiques…

Je continuerai ensuite sur les personnages : j’ai beaucoup apprécié celui de Jonas Crow. Les auteurs parviennent à conserver le mystère qui plane autour du personnage jusqu’à la fin du tome. Ils ont également réussi à le rendre très attachant par son humour mais aussi grâce à son allure détaché et blasé. Il possède aussi un bon répondant.
Les deux personnages féminins principaux sont également très appréciables : Miss Rose et Miss Lin ne manquent pas de cran, tout en restant fidèles à leurs idéaux. Nous sommes donc loin des clichés habituels du Western avec des femmes qui font très jolies dans le décor. Au contraire, elles participent activement aux évènements et de manière positive.

Enfin, je terminerai sur les magnifiques dessins pour lesquels, je souhaite vous donner un petit aperçu grâce au portfolio, à la fin du tome :

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Vous l’aurez compris, Undertaker a été un petit coup de coeur. Il est vrai que j’ai souvent tendance à me méfier lorsque je vois ce genre de mention, provenant d’un éditeur, sur un ouvrage : « Le plus grand western depuis Blueberry ». Autant l’avouer tout de suite, je n’ai jamais lu Blueberry (je ne suis pas très attirée par le thème du Western ou les Etats-Unis au XIXème siècle). Mais, la néophyte que je suis, ne peut que vous conseiller la lecture de cette bande dessinée ne serait-ce que pour les dessins, les personnages hauts en couleur et le scénario. Et pour les futurs lecteurs, je le répète, ayez le tome 2 à côté!

Note 5/5♥

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9 réflexions sur “Undertaker, T.1 de Ralph Meyer et de Xavier Dorison

      1. Oui ! Et heureusement que le tome 2 clos l’arc narratif de ce début d’aventure, parce que pour attendre le tome 3… Ce serait vraiment insupportable ! Alors que là, j’attends bien sagement ^^ (même si j’ai hâte de lire la suite)

        Aimé par 1 personne

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