La Ligue des Gentlemen Extraordinaires d’Alan Moore et de Kevin O’Neill

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Quatrième de couverture :

Recrutés par l’énigmatique Campion Bond, aux ordres de « M », l’homme mystère, nos six justiciers sont au service de leur empire qui ne peut se passer d’eux. Ils vont devoir affronter le terrible Docteur et ses plans de conquête mondiale. Mais les choses ne sont pas exactement ce qu’elles semblent être. De nombreux facteurs inconnus sont enjeu. Et l’incroyable drame se noue…

Editeur : USA

Nombre de pages : 144

Prix : 30,39€

Mon Avis : 

J’avais vu le film éponyme, à sa sortie, en 2003 et le moins que l’on puisse dire, c’est que j’étais ressortie de la salle dans un état dubitatif… Alors, quand je suis tombée sur cet ouvrage en recherchant From Hell du même auteur, je me suis dite que j’allais retenter le coup pour deux raisons : la première, je préfère souvent le livre original à l’adaptation tandis que la seconde, je suis devenue plus ouverte en matière de Littérature de l’Imaginaire. En effet, il y a encore dix ou quinze ans, j’aurais boudé une uchronie ou une Fantasy historique (la faute à ma formation en Histoire, je pense) alors qu’aujourd’hui, je n’ai plus l’esprit aussi étriqué et je me dis que, parfois, prendre des libertés avec l’Histoire, cela peut s’avérer intéressant. (Juste pour information, je cantonne cette réflexion à la SFFF uniquement car prendre des libertés avec l’Histoire dans un roman historique, cela reste encore un crève-cœur pour moi, même aujourd’hui).

Pour en revenir à la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, l’idée d’Alan Moore est de ressembler différents protagonistes de la littérature marquante du XIXème siècle : ainsi se côtoient Mina du Dracula de Bram Stoker, Allan Quaterman crée par Henry Ridder Haggard, le Capitaine Nemo issu de 20000 lieues sous les mers de Jules Verne, le Docteur Jekyll et Mr Hyde de Robert Louis Stevenson et enfin l’albinos Griffin plus connu sous le nom de l’Homme invisible inventé par Herbert George Wells. Notre équipe de choc est ainsi recrutée par un mystérieux « M » qui leur confie différentes missions et dont le but est de protéger les intérêts de l’Empire britannique.

Je dois bien avouer que l’idée de rassembler différents personnages issus de la Littérature SF et fantastique du XIXème siècle est assez original (c’est d’ailleurs, ce même principe qui m’avait séduit dans la série Penny Dreadful). J’aime beaucoup cette idée car elle peut s’avérer être une porte pour découvrir les classiques originaux (dans le cadre de Penny Dreadful, par exemple, j’ai eu envie de découvrir Frankenstein de Mary Shelley ou L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde de Robert Louis Stevenson) et pousser un lectorat non initié à franchir le seuil.

Le choix des personnages d’Alan Moore est assez percutant et tous se complètent bien malgré leur diversité et leur histoire. Ils possèdent tous leurs failles et leurs faiblesses, mais unis, ils constituent une équipe de choc très efficace! Mes deux personnages préférés restent Mina, en femme forte et intelligente ainsi que Griffin, drôle et indépendant. En revanche, j’ai plus de mal à comprendre pourquoi les scénaristes tiennent tant à rapprocher Mina d’Allan Quaterman : je les trouve plutôt mal assortis.

Le scénario, quant à lui, m’est apparu assez classique : je n’ai pas réellement été surprise ni par les rebondissements, ni par les révélations (peut-être uniquement par la révélation du fameux Mr « M »). Quelques scènes possèdent également son lot de violence, aussi je ne recommanderai pas cette bande dessinée à des personnes sensibles.

Enfin, (et c’est pour moi, le gros point noir), je n’ai pas du tout été séduite par les dessins. Le worldbuilding, notamment des villes de Paris ou de Londres, est assez déroutant car certains détails sont très fantaisistes. Quant aux personnages, je ne les trouve pas vraiment mis en valeur et l’accent est trop peu mis sur les costumes ou les accessoires des différents protagonistes. Or, quand je lis une bande dessinée sur le XIXème siècle, ce sont ce genre de détails qui me font rêver.

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En conclusion, La ligue des Gentlemen extraordinaires est une bande dessinée aux idées assez originales et aux personnages sympathiques mais qui pour moi, est appesantie par un scénario relativement simpliste et des dessins pas vraiment attractifs. Elle reste, néanmoins, un bon moyen de découvrir des personnages fictifs issus de la Littérature SFFF du XIXème siècle.

Note 3/5

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11 réflexions sur “La Ligue des Gentlemen Extraordinaires d’Alan Moore et de Kevin O’Neill

  1. C’est vrai que les dessins ne sont vraiment, mais alors vraiment pas attractifs. Non seulement le trait est assez basique, ça manque de détails et de finesse d’exécution, mais en plus les couleurs sont vraiment simplistes et tristes.

    Par contre, au niveau du film, j’avais été déçu à sa sortie, mais j’ai eu l’occasion de le revoir il y a un ou deux ans et je me suis fait la réflexion que tout cela ressemblait tout de même à un « Avengers Steampunk », mais sorti dix ans avant. Et finalement, je ne le trouve pas si inintéressant que ça, ce film, vu sous un certain angle.

    Aimé par 1 personne

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