S’enfuir, Récit d’un otage de Guy Delisle

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Quatrième de couverture :

« Être otage, c’est pire qu’être en prison. En prison, tu sais pourquoi tu es là et à quelle date, tu vas sortir. Quand tu es otage, tu n’as même pas ce genre de de repères. Tu n’as rien. »

Editeur : Dargaud

Nombre de pages : 428

Prix : 27,50€

Mon Avis :

Cette bande dessinée m’a été présentée lors de mon Club de lecture du mois de novembre. Et je dois dire que la bibliothécaire (elle se reconnaîtra!) nous l’a tellement bien vendu que j’ai dû réserver l’ouvrage pour pouvoir la lire!

En 1997, Christophe André, alors bénévole dans une ONG humanitaire en République d’Ingouchie, (Sujet fédéral de la Russie) est enlevé par un groupe Tchétchène en pleine nuit. Débute pour lui un calvaire de plusieurs semaines en tant qu’otage. Menotté la plupart du temps, isolé dans une pièce dépouillée, il ne sait absolument pas ce qu’il va devenir ni si des tractations sont en cours pour sa libération. Reste l’attente… Interminable…

Adapter le récit de Christophe André a dû être un véritable défi pour Guy Delisle. En effet, les journées sont longues et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne se passe pas grand-chose pour l’otage, étant donné qu’il est isolé la plupart du temps, ne recevant que deux visites quotidiennes de la part de ses geôliers. Et pourtant, je ne me suis absolument pas ennuyée durant ces 428 pages. L’auteur n’hésite pas à sauter des jours si cela n’apporte rien au récit. Et les moindres évènements sont certes rapportés de manière sobre grâce aux dessins mais de façon à ce que le lecteur éprouve également de l’empathie pour l’otage, voire endure avec lui l’attente, l’ennui et l’enfermement. De même que Christophe André, le lecteur se raccroche à la moindre distraction ou nouveauté qui permet de se distraire dans ses mornes journées, s’interroge sur sa libération qu’on espère prochaine, ou partage ses doutes et ses hésitations quant à saisir une opportunité de fuir, etc…

En conclusion, S’enfuir est une bande dessinée remarquable dans le sens où elle fait vivre littéralement au lecteur le calvaire quotidien d’un homme pris en otage. Si les dessins sont relativement simples et répétitifs, il n’en est au contraire rien ni du récit, ni du scénario.

Autres avis : Boudicca

Note 4/5

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6 réflexions sur “S’enfuir, Récit d’un otage de Guy Delisle

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