N’oublie pas mon petit soulier de Gabriel Katz

5C9CE48D-0122-46B1-9D52-3B8EF4F05C59

Quatrième de couverture :

En acceptant ce job de Père Noël aux grands magasins, Benjamin Varenne ne s’attendait pas à déclencher un cataclysme dans sa petite vie de comédien raté. Beau gosse, séducteur, il va flasher sur la seule fille de Paris qu’il aurait mieux fait d’éviter comme la peste. II faut dire que Victoire, cette petite bombe irrésistible, n’est pas la gosse de riche qu’elle a l’air d’être, mais la femme d’un mafieux albanais, qui ne plaisante pas avec le code de l’honneur.
Happé dans un engrenage de luxe et de violence dont il ne maîtrise pas les rouages, Benjamin va devoir improviser et, contrairement à ce qu’il pense, ce n’est pas ce qu’il fait de mieux. Des palaces parisiens aux îles paradisiaques du golfe de Thaïlande, il va vivre le Noël le plus mouvementé de sa vie.

Éditeur : Éditions du Masque

Nombre de pages : 284

Prix : 19.00€

Date de parution : 14 Octobre 2015

Mon Avis :

En attendant que le tome 2 de La part des ombres paraisse (sortie le 8 février prochain !), il fallait bien que je trompe mon impatience avec une petite friandise ! Étant donné que j’ai tout lu en Imaginaire du côté de chez Katz, je suis allée faire un tour vers ses thrillers/polars.  J’avoue que je n’en attendais pas trop car mon amie du Club de lecture qui me l’a prêté, n’a pas vraiment accroché. Et pourtant le miracle Katz a fait son effet ! Si clairement, ce roman n’a pas été un coup de cœur et qu’il ne restera pas dans les annales de l’auteur pour moi, il n’en reste pas moins divertissant.

Benjamin Varenne est un looser. Lui qui rêvait à une carrière de comédien, le voilà à trente-cinq ans à jouer au père-noël, dans un grand magasin parisien. Pendant qu’il essaye tant bien que mal de divertir des mouflets mal éduqués, le miracle de Noël se produit : il tombe sous le charme de Victoire, une jeune femme de vingt-quatre ans, à la beauté vertigineuse. Sans réfléchir, il lâche son emploi et part à la poursuite de la belle. S’il se fait vite refroidir par le molosse qui assure la sécurité de sa patronne, il parvient tout de même à décrocher un rendez-vous. Or, il ignore encore que Victoire est la compagne d’un mafieux albanais et que les ennuis ne font que commencer…

Dès les premières pages, j’ai été happée par le roman éclipsant au passage mes premiers préjugés. Il faut dire que le style d’écriture de Gabriel Katz, caractérisé par un humour ravageur, a fait mouche ! Et évidemment, je ne résiste pas longtemps à une plume qui tourne en dérision des mouflets (je ne sais pas si j’ai déjà eu l’occasion d’en parler mais les enfants et moi, on n’est pas très copains). Les aventures rocambolesques de Benjamin se révèlent également palpitantes : l’action est simple, parfois les évènements sont à la limite du crédible mais cela fonctionne ! L’auteur a vraiment un don pour cela et il parvient même à nous faire voyager des grands boulevards parisiens à la campagne sinistre des Ardennes jusqu’aux plages paradisiaques thaïlandaises !

En revanche, là où le bât blesse, c’est au niveau des personnages dont les deux principaux. Heureusement, Benjamin est celui qui va le plus évoluer au cours du récit. Au départ, je ne l’ai pas vraiment trouvé sympathique (hormis le fait qu’il se moque des gamins !) car je ne supporte pas les hommes qui jouent aux beaux-gosses pensant impressionner la gent féminine pour les ramener dans leur lit. Puis, on se rend compte que c’est quelqu’un qui se remet en question et apprend de ses erreurs : de beau gosse niais, il passe alors à celui d’un type dépassé par les évènements, il en deviendrait presque touchant (presque, j’ai dit!).
En revanche, Victoire (je l’invoque sans ambages) est une sale C… ! Dans le récit, elle se plaint à plusieurs reprises que les femmes ne l’aiment pas. TU M’ÉTONNES ! N’y voyez pas là une simple jalousie féminine devant la concurrence. Oui Valentine est belle, oui elle a des courbes de rêve, oui elle a de l’argent à dépenser et gna gna gna ! Mais c’est une jolie carcasse vide! Non sérieusement, elle se révèle être capricieuse tout au long du récit, gâtée, égoïste, superficielle, voire à certains moments complètement stupide (et là on frise les Darwin Awards !). Elle n’évolue jamais et j’assénais à Benjamin à grands renforts de mantras mentales : « Putain, mais dégage-la et laisse-la se faire buter par son mec ! »

Bref ! On reprend son calme et on conclue !

giphy.gif

N’oublie pas mon petit soulier est une lecture-détente qui aura parfaitement rempli son office : un style littéraire fluide, une intrigue palpitante, en un mot, distrayant. En revanche, les deux personnages principaux sont à la limite du supportable et c’est bien dommage car cela ne permet pas de les rendre attachants. Le lecteur ne s’implique pas vraiment et reste spectateur.

Publicités

15 réflexions sur “N’oublie pas mon petit soulier de Gabriel Katz

  1. J’aime bien cet auteur en fantasy 🙂 On en est éloigné ici mais pourquoi pas, en lecture détente un jour où je voudrais me défouler un peu sur des personnages ^^

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s