Signe de vie de J.R. Dos Santos

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Quatrième de couverture : 

Les immenses radiotélescopes de l’institut SETI en Californie viennent de capter un signal inhabituel venu de l’espace sur la fréquence 1,42 GHz.
Un signe de vie.
La NASA, l’Agence spatiale européenne et la CNSA en Chine, préparent une mission internationale pour découvrir qui émet ce signal.
En tant que cryptanalyste reconnu dans le monde entier, Tomás Noronha est recruté pour faire parti de l’équipe des astronautes qui seront à bord de la navette Atlantis.
Loin de s’imaginer ce qu’ont déjà découvert les scientifiques sur la vie extra-terrestre, il plonge alors au cœur du plus grand mystère de l’univers.
Le mystère de la vie.

Editeur : HC Editions

Nombre de pages : 702

Prix : 22,00€

Date de parution : 3 Mai 2018

Mon Avis : 

En mars et avril, j’avais enchaîné un grand nombre de romans policiers/thrillers dans le cadre de Services Presse. Aussi, quand Agnès Chalnot m’a proposé un thriller versant davantage du côté de la Science Fiction, je n’ai pas hésité une seule seconde, revenant un peu vers mes premiers amours, les Littératures de l’imaginaire. Un grand merci à Agnès ainsi qu’aux éditions HC Editions pour m’avoir fait découvrir ce tome Signe de vie qui clôt la trilogie de J.R. Dos Santos, après La formule de Dieu (2012) et La clé de Salomon (2014). Pour ceux qui n’aurait pas lu les deux premiers tomes comme moi, rassurez-vous car vous pouvez lire ce tome indépendamment des autres.

Tomas Noronha est le Robert Langdon* portugais, célèbre professeur cryptanalyste qui a été d’une aide précieuse pour le Vatican, dans ses aventures précédentes. Et pourtant, la religion est loin d’être sa tasse de thé! Acceptant néanmoins de se marier avec sa fiancée sous l’obédience de l’Eglise (dont l’office sera célébré par le Pape en personne!), il voit sa cérémonie retarder de quelques jours. En cause? Une requête un peu particulière du Secrétaire d’Etat du Saint Siège.
En effet, quelques semaines plus tôt un signal extra-terrestre provenant de l’espace a été capté par le programme SETI. Il semblerait émis par un mystérieux vaisseau surnommé Phanès, en approche de la Terre. Mandaté par le Saint Siège et les Nations Unies, Tomas Noronha fera partie de l’équipe chargée de la première rencontre avec les Extra-terrestres. Sa mission? Tenter de communiquer avec eux.

Dans mon synopsis, j’ai fait un rapprochement entre le personnage Tomas Noronha et celui de Dan Brown, Robert Langdon tant ils se ressemblent. En effet, ils sont professeurs à l’Université tous les deux, spécialisés dans la cryptanalyse, scientifiques dans l’âme, athées et vivant des aventures rocambolesques.

Tomas Noronha était un homme de science et, bien qu’il ne fût pas hermétique au mysticisme qui se cachait au plus profond du réel, il croyait en la raison et la méthode scientifique, et considérait avec une certaine méfiance les convictions qui relevaient de la Foi et étaient conditionnées par des dogmes et des tabous, caractéristiques des systèmes des pensées obscurantistes. Il associait la religion à la superstition. (P. 37)

De plus, Dan Brown et J.R. Dos Santos aiment insérer dans leur récit des connaissances scientifiques : si l’auteur américain est davantage porté vers l’Histoire, l’Histoire de l’Art ou l’ésotérisme (du moins, c’est ce dont je me rappelle), l’écrivain portugais se dirige quant à lui plutôt vers les sciences dites « dures » telles que les Mathématiques, la Physique ou la Biologie (notamment dans ce dernier tome). Dans les deux cas, les deux auteurs se sont beaucoup documentés.
En revanche, ils se différencient au niveau de l’utilisation de ces connaissances scientifiques dans leur intrigue.
– Chez Dan Brown, elles agrémentent directement ses théories parfois un peu farfelues, il faut bien le dire. Mais, si le lecteur est averti et prudent, il peut faire la part des choses et compléter ses connaissances.
– Chez J.R. Dos Santos, le discours scientifique est beaucoup plus distinct de l’intrigue ; il apparaît seulement sous forme de joute/dialogue entre les scientifiques et membres de l’expédition spatiale. Il est donc plus facile de faire la différence entre réalité et fiction.

J’avais déjà dû le dire dans une chronique mais j’apprécie particulièrement les auteurs qui n’hésitent pas à porter vers le haut leur lecteur. S’il est vrai que les échanges entre les membres de l’équipe peuvent parfois apparaître fastidieux (je ne suis pas très familière des Mathématiques ou de la Physique), voire être franchement longs (un échange entre le cryptanalyste et l’astro-biologiste Emese Bozoki a duré ainsi quatre-vingt pages), force est de constater que les sujets scientifiques sont intéressants et très diversifiés. Cela va du Paradoxe de Fermi (que je connaissais via un autre Roman de SF) au Nombre d’or ou à la suite de Fibonacci, mais encore à la réflexion sur l’Evolution, à l’ADN, à l’étude des bactéries extremophiles jusqu’à la préparation des cosmonautes de la NASA pour l’espace, etc… Tout cela est bien documenté (pour preuve, la bibliographie exhaustive à la fin de l’ouvrage) et vulgarisé via des exemples parlants. Quant au style d’écriture, il est efficace avec des chapitres courts se terminant par des mini-cliffhangers qui donnent envie de poursuivre sa lecture. Toutefois, au bout des sept cent pages, le procédé peut aussi paraître un peu lassant.

Enfin, en ce qui concerne le personnage de Tomas Noronha, je l’ai beaucoup apprécié car il est indépendant, attachant et intelligent. En revanche, ses aventures m’ont parfois paru un peu trop rocambolesques et exagérées à mon goût (je m’étais faite la même réflexion sur le personnage de Robert Langdon à la fin du roman d’Anges et Démons). Il apparaît ainsi comme l’Homme-Providence qui survit à tout ; une sorte d’Elu. J’ai trouvé ce trait un peu trop forcé, dommage.

En conclusion, Signe de vie de J.R. Dos Santos s’est révélé être tout à fait intéressant et instructif grâce à son discours scientifique ; cela donne envie d’approfondir certains domaines. L’intrigue portée vers la Science Fiction est également efficace. Toutefois, il est dommage que le roman présente quelques longueurs ou situations un peu trop rocambolesques à mon goût qui ont parfois alourdi ma lecture.

* Personnage principal de Dan Brown apparaissant notamment dans ses romans Anges et Démons (2000), Da Vinci Code (2003) ou Inferno (2013).

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7 réflexions sur “Signe de vie de J.R. Dos Santos

  1. Un pitch qui m’a de suite fait de l’oeil, mais son traitement ne me convainc guère, j’aurais préféré une osmose plus grande entre les explications scientifiques et l’intrigue. Et la religion qui pointe son nez a tout pour me faire fuir.
    Mais merci de ton avis, sans lui j’aurais pu me laisser tenter, et ne pas aimer

    Aimé par 1 personne

      1. Ce livre est une catastrophe… le côté scientifique tient la route, intéressant mais les aventures du héros cryptanalyste transformé en astronaute du dimanche qui sauve le monde c’est risible, ridicule et ce n’est tout simplement pas plausible scientifiquement. Ce qui va à l’encontre des concepts pointus, précis, développés dans le même temps. Un grand écart improbable ! Comment être un bon vulgarisateur crédible et faire de son héros un superman qui défie toutes les lois scientifiques possibles.

        Aimé par 1 personne

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