La malédiction des Médicis, T.3 de Patrick Pesnot

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Quatrième de couverture :

1688 : naïve, pure et pieuse, Violante-Béatrice de Bavière arrive à Florence à l’âge de seize ans pour épouser Ferdinand de Médicis, le mari qu’on lui a choisi. Malgré l’amour que lui porte sa femme, Ferdinand retourne à sa vie de débauche, le mariage à peine célébré. Violante se rapproche alors de son beau-frère Jean-Gaston, jeune homme doux et introverti auquel elle peut se confier. Leur attirance est réciproque, mais ambiguë.
Marié sur ordre à une fruste princesse allemande, le jeune homme part pour la Bohême. Il revient à Florence quelques années plus tard, sans avoir vaincu ses démons, tandis que son frère, rongé par le mal français, se réfugie auprès de Violante. Le grand-duc Cosme III, austère et dévot, désespère de voir un jour la descendance de ses fils assurée. Egalement mal aimés, Violante et Jean-Gaston forment un étrange couple.
Grâce à eux, Florence, débarrassée des prêtres qui la tyrannisaient, retrouvera un peu de sa splendeur passée.

Editeur : Archipoche

Nombre de pages : 314

Prix : 7,95€

Date de publication : 6 Février 2019

Mon Avis :

Ça y est! Je clos la trilogie de La malédiction des Médicis de Patrick Pesnot avec ce dernier tome consacré à la fin de la suprématie de cette célèbre famille sur Florence et sur le Grand Duché de Toscane. Je remercie les éditions Archipoche de me l’avoir envoyé.

En 1661, la famille des Médici de Florence souhaite de nouveau s’allier avec le royaume de France. Après avoir marié leur fille Catherine de Médicis au Roi Henri II, un siècle auparavant et Marie de Médicis au Roi Henri IV à la fin du XVIème,  l’héritier Cosimo III épouse la cousine de Louis XIV, la Princesse Marguerite-Louise. Malheureusement, l’union se révèle être désastreuse : les époux se détestent et la jeune épouse en fait voir de toutes les couleurs à sa belle-famille. Malgré tout, trois enfants naissent : Ferdinando, Anna-Maria-Luisa et Gian Gastone. Cosimo III fonde alors beaucoup d’espoir sur les futurs alliances matrimoniales de ses enfants car d’eux va déprendre l’avenir du Duché de Toscane. Il se rapproche alors du Saint Empire Germanique et fait épouser son aîné, Ferdinando à la sage Violante-Béatrice de Bavière, en 1688.

Ce troisième tome est original par rapport aux deux premiers car il est en rupture totale. Si les deux premiers tomes étaient entièrement consacrés à deux fortes personnalités : Lorenzo il Magnifico et le second à Cosimo Ier de Toscane, ce troisième au contraire se disperse autour de tous les personnages cités précédemment, ce qui en fait un roman choral. J’y vois là une manière pour l’auteur de démontrer à quel point le pouvoir de la famille des Médici s’étiole en cette fin de XVIIème siècle, notamment à cause de l’absence d’une figure dominante autour de laquelle la famille aurait pu se rassembler. Au contraire de leurs aînés, les derniers héritiers se révèlent non seulement incompétents dans leur fonction de dirigeant ce qui les coupe radicalement de leur peuple mais leur absence d’héritier achève également leur déchéance.

De plus, dans ce troisième tome, l’opposition est très forte entre les hommes et les femmes. Les premiers apparaissent très influençables : Cosimo III est excessivement pieux et laisse les prêtres diriger sa vie et Florence tandis que ses deux fils Ferdinando et Gian Gastone ont des mœurs plus relâchées et laissent libre cours  au plaisir de leur chair. Les femmes, au contraire, possèdent des fortes personnalités mais apparaissent toutes très différentes : la mère de Cosimo III, Vittoria della Rovere tenait la cour de Toscane d’une main de fer ; Marguerite-Louise ne supportant pas l’étiquette tient à vivre sa vie comme elle l’entend, indépendamment  de son époux, Cosimo III ; quant à Violante-Béatrice de Bavière, elle est le fameux « Ange de miséricorde » dont la sagesse ne suffit pas à recadrer les mœurs excessifs de son mari Ferdinando et de son beau-frère Gian Gastone.

En conclusion, bien que j’ai préféré les deux premiers tomes de La Malédiction des Médicis de Patrick Pesnot consacrés à Lorenzo et à Cosimo Ier, ce troisième roman n’est pas en reste et clôt admirablement cette trilogie bien documentée, écrite et immersive. Je la recommande donc entièrement pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur cette grande famille italienne. Pour ma part, je n’en ai pas encore fini avec les Medici car je suis en train de visionner la seconde saison de la série qui leur est consacrée et je me suis déjà procurée le quatrième tome de la bande destinée dirigée par Olivier Pérù.

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