La science fait son cinéma de Roland Lehoucq et Jean-Sébastien Steyer

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Quatrième de couverture : 

Défier les lois de la physique avec Ant-Man, et celles de l’anatomie avec Godzilla. S’aventurer aux abords d’un trou noir… et y plonger avec Interstellar. Communiquer avec les aliens comme dans Premier Contact. Se retrouver seul sur Mars et tenter d’y survivre. Etudier Prometheus et s’interroger sur l’origine et l’évolution des espèces extraterrestres… Ici, Roland Lehoucq astrophysicien au CEA, et Jean-Sébastien Steyer, paléontologue au Muséum national d’histoire naturelle de Paris et au CNRS ne cherchent pas à démolir le septième art et son rapport à la science, mais bien à enrichir le regard du lecteur en traitant du contenu scientifique d’une quinzaine de films. Plus que le résultat, c’est la démarche qui importe mobiliser ses connaissances, s’informer, faire preuve d’esprit critique, développer sa capacité d’analyse, goûter au plaisir de la découverte. Et, surtout, faire de la science en s’amusant !

Editeur : Le Bélial, Collection Parallaxe

Nombre de pages : 246

Prix : 14,90€

Date de publication : 18 Octobre 2019

Mon Avis : 

Je poursuis ma découverte de la collection Parallaxe du Bélial. Après avoir beaucoup apprécié l’essai sur les villes de la Science Fiction étudiée sous le prisme de la Géographie urbaine dans Station Métropolis, Direction Coruscantje me suis attelée au premier de la collection sur les films : La Science fait son cinéma. De Roland Lehoucq, j’avais déjà lu dans le même style, Faire des Sciences avec StarWars que j’avais beaucoup apprécié mais dont certains passages avaient été un peu ardus à appréhender pour moi. Et je dois bien avouer que j’ai connu les mêmes difficultés avec l’essai ci-présent.

La Science fait son cinéma est un ouvrage de vulgarisation écrit par deux spécialistes : un Astrophysicien au CEA (Commissariat d’Energie Atomique) de Saclay et Président des Utopiales depuis 2012, Roland Lehoucq ainsi qu’un Paléontologue au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris et au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), Jean-Sébastien Steyer. Il n’est évidemment pas question pour eux de critiquer gratuitement un film comme Interstellar, Gravity, Prometheus, etc… mais de leur apporter un nouvel éclairage grâce aux connaissances des disciplines scientifiques telles que la Physique, la Biologie, la Linguistique ou l’Anthropologie.

Notre objectif n’est pas de critiquer ces films, mais de mener une enquête à leur propos, d’en extraire des informations qui ne sont pas données explicitement grâce au raisonnement scientifique. (…) Ce qui compte est que cette étude oblige à mobiliser ses connaissances, à s’informer, à faire preuve d’esprit critique, à développer sa capacité d’analyse, à goûter au plaisir de la découverte et surtout, permet de jouer avec les sciences! (P. 17)

L’essai est divisé en quatre parties principales : Défier la physique, Nouveaux horizons, Curieux extraterrestres et Attention danger elles-mêmes découpées en chapitres dont chacun traite grosso modo d’un film. Chaque chapitre comprend à la fin des remerciements si les auteurs ont fait appel à d’autres spécialistes, des notes qui explicitent le texte et d’une bibliographie si le lecteur souhaite approfondir le sujet.

Un essai de vulgarisation…

J’aime assez le cinéma et mes goûts sont semblables à ceux de la Littérature à savoir les films historiques et ceux estampillés dans le genre de l’Imaginaire (Science Fiction, Fantasy et Fantastique). Si je possède les clefs pour décrypter une majorité d’entre eux (notamment Historique, Fantasy et Fantastique), le genre de la SF me laisse au contraire bien souvent démunie alors même que j’ai vu une majorité de ceux cités dans l’essai comme Gravity, Interstellar, Seul sur Mars, Alien, Premier contact ou Godzilla. Et je dois dire que cet ouvrage a bien réussi son pari car si j’ai eu un peu de mal avec les chapitres dédiés au domaine de la Physique et de l’Astrophysique (voir ci-dessous), ceux au contraire dédiés à la Biologie, à la Paléontologie et à la Linguistique dans la troisième partie se sont avérés tout à fait passionnants et plus accessibles.

…drôle et ludique…

J’avais assisté en juin dernier à une mini conférence de Roland Lehoucq au CEA de Grenoble sur « Le voyage vers la Lune : de la fiction à la réalité ». Le moins que l’on puisse dire c’est que l’astrophysicien est un sacré orateur non dénué d’humour! Et j’ai bien retrouvé ces traits caractéristiques dans son essai La Science fait son cinéma. On sent qu’il a pris du plaisir à l’écrire et cela est encore plus manifeste dans le chapitre « Prometheus, le massacre d’Alien? » dans lequel, il se lâche littéralement! Je n’avais pas voulu voir ce film car honnêtement la bande annonce ne m’a pas vraiment convaincue! Mais, après avoir lu le chapitre qui lui est consacré dans l’essai, j’ai bien envie de le voir maintenant juste pour le fun!

… mais parfois ardu pour un(e) non-initié(e)

Ayant eu une formation très littéraire, j’ai beaucoup de lacunes en ce qui concerne les bases des matières scientifiques telles que la Physique, la Chimie ou les Mathématiques. Du coup, certains passages me sont carrément apparue obscurs : c’était déjà le cas pour Faire des sciences avec StarWars mais cela s’est également ressenti dans La science fait son cinéma surtout dans la première partie. Même si les auteurs font de la vulgarisation scientifique, j’ai dû sauter certains passages notamment ceux du chapitre « Interstellar : balade dans un trou noir » beaucoup trop technique pour moi. Après, j’ai fait lire ce chapitre à mon compagnon qui a reçu une formation scientifique et lui n’a eu aucun mal à l’appréhender.

En conclusion, La science fait son cinéma est le deuxième essai de la collection Parallaxe que je lis chez le Bélial et j’ai retrouvé ce qui m’avait beaucoup plu dans Mission Metropolis, direction Coruscant à savoir apprendre tout en s’amusant! Ces deux essais sont vraiment ludiques et bien vulgarisés (excepté pour la première partie de La science fait son cinéma avec laquelle, j’ai eu beaucoup plus de difficulté.   Pas de problème en revanche pour celui qui possède les bases et une culture scientifique en Physique). Il m’en reste donc un à lire Comment parler à un Alien basé sur la discipline de la Linguistique. Je pense que je l’acquerrai sous peu car le chapitre « Premier contact : communication du 3ème type » m’a donnée un petit aperçu très sympa!

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