Ragdoll de Daniel Cole

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Quatrième de couverture :

La police découvre un cadavre composé de six victimes démembrées, assemblées entre elles par des points de suture telle une marionnette, et que la presse va rebaptiser Ragdoll, la poupée de chiffon. L’inspecteur Fawkes, qui vient juste d’être réintégré à la Metropolitan Police de Londres, dirige l’enquête sur cette épouvantable affaire, aidé par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter. Le tueur nargue la police en diffusant via les médias une liste de six noms, et en précisant les dates auxquelles il compte les assassiner.

Fawkes et Baxter réussiront-ils à sauver ces six personnes, quand le monde entier garde les yeux braqués sur chacun de leurs mouvements ?

Editeur : La Bête Noire

Nombre de pages : 460

Prix : 21,00€

Mon Avis :

Hasard de mon calendrier littéraire, j’enchaîne les romans policiers qui se déroulent dans notre Londres actuel. Après Tu n’auras pas peur de Michel Moatti, place à Ragdoll de Daniel Cole que j’ai reçu dans le cadre d’une masse critique privilégiée. J’en profite donc pour remercier Babélio ainsi que les éditions de La Bête Noire pour cette lecture.

Ragdoll signifie littéralement en anglais la « poupée de chiffon » et désigne le cadavre composé de six corps, déposé en face de l’appartement de l’Inspecteur WOLF. Ce dernier est très controversé dans la police ; en effet, quatre ans plus tôt, il a été interné après avoir agressé Naguib Khalid, certain de sa culpabilité dans une affaire sordide de meurtres d’enfants. Récemment réintégré, il est alors en charge de l’affaire Ragdoll mais doit faire face à une course contre la montre : en effet, le tueur e envoyé à son ex-femme journaliste, Andrea, la liste de ses prochaines victimes…

En raison de mon ordre de lecture, Ragdoll a quelque peu souffert au début, de la comparaison avec le dernier opus de Michel Moatti. En effet, ils possèdent tous deux quelques similitudes. Je citerais ainsi une écriture fluide avec un scénario mené tambour battant et ponctué de rebondissements. Malheureusement, je regrette qu’il n’y ait ni dans l’un, ni dans l’autre une montée crescendo avec à la fin, une révélation surprenante en apothéose. La seconde similitude se retrouve également dans la dénonciation des dérives du journalisme en Angleterre et une critique acide de ce système qui cherche avant tout le sensationnalisme et l’audience au détriment des victimes ou de l’avancée de l’enquête.

Mais, Ragdoll s’affranchit rapidement de son alter ego grâce à ses personnages principaux policiers qui se font littéralement « bouffés » par leur métier. Aucun n’en ressort complètement indemne. Ainsi, on apprend que WOLF est divorcé et a été interné. En cause? Son attitude borderline. Trop soucieux de faire régner la justice, il se substitue à elle en voulant lui-même mettre hors d’état de nuire des meurtriers présumés par des moyens peu recommandables (falsification de preuves, usage de la violence, etc…). Baxter a une vie sentimentale inexistante et sombre un peu plus dans l’alcool. Quant au stagiaire Edmunds (mon personnage préféré) trop soucieux de mener à bien son enquête, néglige sa femme et son futur bébé par ses heures supplémentaires… L’auteur rend ainsi hommage au dévouement de ces hommes et ces femmes à leur métier tout en dénonçant également leurs dérives.

Enfin, je terminerai sur une petite note négative. Avec les scènes violentes et glauques du début, l’auteur a voulu détendre l’atmosphère en distillant dans son récit quelques scènes humoristiques. Malheureusement, ces dernières manquent un peu trop de subtilité à mon goût et ont vite tournées à la bouffonnerie. J’ai trouvé cela dommage car cela perdait en crédibilité.

En conclusion, Ragdoll est une bonne surprise car le roman possède une écriture fluide et un scénario haletant. Il dénonce également certaines dérives de la société britannique comme un certain journalisme sensationnaliste davantage intéressé par l’audience que la recherche de la Vérité ainsi que le travail et les difficultés rencontrées par les policiers. En revanche, on peut regretter parfois un manque de subtilité dans certaines scènes avec un mauvais dosage entre l’horreur et la bouffonnerie.

Note 3,5/5

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