Helstrid de Christian Léourier

Helstrid couve

Quatrième de couverture :

Certains mondes ne sont pas faits pour l’humanité : Helstrid est de ceux-là. Des températures de -150 °C ; des vents de 200 km/h ; une atmosphère toxique. Pourtant, la Compagnie tient à exploiter ses énormes ressources en minerai, appâtant les volontaires à l’exil à grand renfort de gains conséquents. Des hommes et des femmes à l’image de Vic, qui supervise le travail de prospection et d’exploitation des machines.
Un job comme un autre, finalement, et qui vaut toujours mieux que d’affronter son passé laissé sur Terre… Jusqu’à ce que le porion soit contraint d’accompagner un convoi chargé de ravitailler un avant-poste à plusieurs centaines de kilomètres de la base principale. Un trajet dangereux, mais les IA sont là pour veiller à la bonne marche des véhicules suréquipés et à la protection du seul humain embarqué.
Dans pareilles conditions, tout ne peut que se passer au mieux…

Editeur : Le Bélial, collection Heure-Lumière

Nombre de pages : 116

Prix : 8,90€

Date de publication : 21 Février 2019

Mon Avis :

J’adore la collection Heure-lumière des éditions du Bélial : en une centaine de pages, j’ai la joie de découvrir le style d’écriture et l’univers d’un auteur vers lequel je ne serai pas particulèrement allée soit par manque de temps, soit par méconnaissance. C’est ainsi que j’ai découvert Ken Liu au travers de L’homme qui mit fin à l’histoire et du Regard pour aller ensuite vers son recueil de nouvelles, La ménagerie de papier. Je ne voulais donc pas manquer le coche avec le planet opera Helstrid de Christian Léourier. Mais, les chroniques que j’avais lues ça et  pointaient quelques défauts. Et force est de reconnaître que je me joins à eux, signant là ma toute première déception de la collection.

Vic, après une déception amoureuse, décide de partir à l’aventure sur la planète hostile d’Helstrid. Après tout, il n’a plus rien à perdre et la mission dans laquelle il s’est engagée paye bien, de quoi le mettre à l’abri jusqu’à la fin de ses jours. Sur place, il est chargé par la Compagnie spécialisée en extraction de minerai de superviser un convoi de ravitaillement de trois camions vers un avant-poste à quelques centaines de kilomètres de la base. Dans le sien, c’est l’IA prénommée Anne-Marie qui pourvoit à sa sécurité et à l’acheminement du matériel. Mais, sur la planète Helstrid, malgré cette aide précieuse, il convient d’être prudent car les vents à plus de 200km/h, l’atmosphère irrespirable et les températures glaciales peuvent s’avérer très dangereux…

Ne passons pas par quatre chemins, trois aspects ne m’ont pas vraiment plu dans ma lecture. Tout d’abord, j’ai trouvé l’intrigue relativement classique et linéaire : hormis, quelques passages sur son passé sur terre et la raison pour laquelle il a entrepris ce voyage (j’aurais d’ailleurs voulu que ces apartés soient un peu plus développées) ou le rebondissement qui fait qu’il prend un chemin différent de l’itinéraire de départ, je n’ai pas été très surprise par le texte. Au contraire, j’avais même deviné la chûte de la novella. Ensuite, le personnage de Vic ne m’a pas semblé sympathique : s’il est vrai que psychologiquement, il est fragile (son voyage sur Helstrid n’est qu’une fuite après tout), il s’en prend violemment à l’IA, la traitant de manière condescendante. Il est vrai, Anne-Marie n’est rien de moins qu’une machine essayant de comprendre les émotions humaines et faisant de son mieux pour que la mission se déroule sans accroc. Mais au final, j’ai ressenti plus d’empathie pour elle que pour Vic. Enfin, j’aurais voulu que l’univers de la planète Helstrid soit plus développé. Hormis, le joli passage avec le rayonnement de la mousse, je n’ai pas été émerveillée et j’ai fini ma lecture avec le sentiment d’être passée à côté.

En revanche, j’ai apprécié la reflexion sur la relation Humain/IA. Au final, on se rend compte que l’Homme est peu de chose et dispensable dans cette mission à cause de sa nature fragile (les conditions sur Helstrid sont extrêmes) et de sa complète dépendance à l’égard des machines qu’il a lui-même inventées. Mais, c’est dans la nature humaine de tout vouloir maîtriser et de se montrer supérieur à tout ce qui l’entoure.

En conclusion, Helstrid est ma première déception de la Collection Heure-Lumière : l’intrigue linéaire, le personnage antipathique de Vic et l’univers au final peu développé de la planète auront eu raison de ma lecture. Dommage. Du coup, je me rabattrai sur la nouvelle sortie du Bélial : Les meurtres de Molly Southborn de Tade Thompson.

Autres avis : ApophisAu pays des Caves TrollBlackwolfL’épaule d’Orion Xapur et Yogo.

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21 réflexions sur “Helstrid de Christian Léourier

  1. Je vais passer mon tour pour celui-ci, la plupart des avis que j’ai lu ne sont pas très enthousiastes :s Par contre je vais surement comme toi me pencher sur l

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  2. (merci pour le lien)

    Nous sommes d’accord 😉 Je pense qu’il y a peu de chances que nous soyons déçus par la novella de Tade Thompson, qui a l’air d’évoluer plusieurs ordres de grandeur au-dessus du texte de Léourier, à priori.

    Aimé par 1 personne

      1. Il me semble qu’elle sort le 18. Ce sera pour la semaine suivante. Ou alors il faut la précommander sur le site du Belial’, qui expédie les bouquins bien avant la sortie officielle, en général.

        Aimé par 1 personne

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